Frontières et Vulnérabilités au VIH/sida en Afrique de l’Ouest (FEVE)
Contexte

FEVE (Frontières et Vulnérabilités au VIH en Afrique de l'Ouest) est un projet régional financé par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes du Grand-Duché de Luxembourg. Il intervient dans 9 des 15 pays de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest.

Ces 9 pays totalisent le quart de la population ouest africaine ce qui correspond à 108 millions d’habitants. Le projet FEVE contribue à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable à travers la réduction de l’impact du VIH et l’amélioration des indicateurs globaux de santé au Sénégal, en Guinée, en Guinée Bissau et au Cap-Vert depuis 2008, au Mali, au Burkina Faso, en Gambie et au Niger depuis 2011 et en Côte d’Ivoire depuis 2016.

Le projet régional est coordonné par l’ONG internationale Enda santé avec l’appui technique de l’organisation luxembourgeoise Stop Aids Now/Action de Coopération pour la Santé et l’Environnement (SAN/ACCES).

Objectif général

Mettre en place dans chaque pays une réponse adaptée et globale pour les populations clefs (telles que les travailleuses du sexe, les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, les détenus, les personnes vivant avec le VIH, les usagers de drogue), proposer des réponses ciblées dans les sites à forte vulnérabilité; et proposer des stratégies transfrontalières, communes aux 9 pays ou entre certains d’entre eux.

Domaines d’intervention
Statut du projet
Objectifs spécifiques
Cible (s)

Usagers de Drogues, les routiers et les populations de villes transfrontalière à la Côte d’Ivoire.

Résultats
  • 310 usagers de drogues ont été sensibilisés à Bouaké et à Yamoussoukro à travers les spots counseling;
  • 16 activités de causeries éducatives;
  • 152 usagers de drogues ont été sensibilisé ;
  • En ce qui concerne les activités de dépistage communautaire réalisées par les pairs éducateurs, nous pouvons retenir que 86 usagers de drogues ont eu accès au service de dépistage et ont été effectivement dépistés au cours de 32 activités à Yamoussoukro et à Bouaké
  • 2 usagers de drogues ont été dépisté positifs au VIH, soit une prévalence de 2,33% (2/86).
  • 3457 préservatifs masculins ont été mis à disposition des usagers de drogues dont 384 au cours des activités de dépistage communautaire.
  • Une cartographie des sites de consommation des drogues à Yamoussoukro et à Bouaké a été réalisée au premier trimestre 2017, il existe 16 sites pour un nombre moyen de 3895 usagers de drogues et 23 sites à Bouaké pour un nombre moyen de 4008 usagers de drogues.
  • La proportion d’usagers de drogues connaissant au moins un mode transmission est élevée (92% à Bouaké et 94,9% à Yamoussoukro). Cependant, le taux d’utilisation systématique de préservatifs est relativement faible. En effet, il est de 28% à Bouaké et 37,3% à Yamoussoukro. Les hépatites sont largement méconnues des usagers de drogues (17,3% à Bouaké et 13,60% à Yamoussoukro).
  • 2 ateliers de formation ont été organisés en direction de 20 Educateurs Paires et agents des structures communautaires au niveau des zones d’intervention sur la prise en charge intégrée VIH et drogue, les IST/VIH, le dépistage du VIH.